6 June 2026
2026/05/30 - 00:17
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Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 61

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Au quatre-vingt-douzième jour du début de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre la République islamique d’Iran, le Service de diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à l’attention des médias et de l’opinion publique les éléments suivants :

 

Aperçu général des événements des derniers jours

 

Au quatre-vingt-douzième jour du conflit militaire opposant l’Iran, d’une part, aux États-Unis et au régime sioniste, d’autre part, les autorités de la République islamique d’Iran ont réaffirmé leur attachement à la cohésion nationale, à la défense de la souveraineté du pays et à la poursuite des voies diplomatiques. Dans un message à l’occasion de l’anniversaire de l’ouverture de la première législature de l’Assemblée consultative islamique, le Guide de la Révolution a souligné que la préservation de l’unité nationale constitue aujourd’hui la priorité essentielle du pays et a mis en garde contre les tentatives des adversaires visant à créer des divisions et à semer la discorde au sein de la société. De leur côté, le Président de la République et le ministre des Affaires étrangères ont insisté, à travers plusieurs échanges et messages, sur le développement de la coopération avec les pays musulmans et voisins ainsi que sur le soutien aux démarches diplomatiques.

Sur le plan des développements régionaux, les informations disponibles font état de la poursuite des tensions dans la région du Golfe Persique et du détroit d’Ormuz. Des sources américaines ont annoncé avoir mené une nouvelle attaque contre une cible militaire située à proximité de Bandar Abbas. En réponse, le Corps des gardiens de la Révolution islamique a déclaré avoir visé la base à l’origine de cette opération. Malgré ces événements, l’Iran affirme que la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz demeure sous contrôle et que le transit des navires commerciaux se poursuit dans des conditions de coordination et de sécurité assurées. Parallèlement, le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié l’attaque américaine de violation du droit international et de la Charte des Nations unies, appelant à ce que les États-Unis répondent de leurs actes devant les instances internationales compétentes.

Dans le registre des prises de position jugées déstabilisatrices, les déclarations virulentes du président américain et de plusieurs responsables de son administration concernant l’Iran, le détroit d’Ormuz et la politique dite de « pression maximale » ont suscité de nombreuses réactions. À l’inverse, plusieurs responsables politiques occidentaux, de nombreux analystes ainsi qu’un grand nombre de médias internationaux ont mis en garde contre les conséquences économiques, sécuritaires et politiques de la poursuite du conflit. Selon diverses analyses, une partie des milieux politiques et médiatiques occidentaux considère que la prolongation des hostilités contribue à accroître les coûts supportés par les États-Unis et à renforcer l’instabilité régionale.

Concernant les conséquences du conflit, les autorités iraniennes font état de dommages touchant plusieurs dizaines d’établissements universitaires et d’infrastructures. Le ministre de la Science, de la Recherche et de la Technologie a indiqué que plusieurs grandes universités du pays, notamment les universités Sharif, Shahid Beheshti, Iran University of Science and Technology et l’Université industrielle d’Ispahan, ont été directement visées par des attaques. Par ailleurs, le président de la Société du Croissant-Rouge iranien, lors d’une réunion à Genève, a estimé que les attaques visant des centres de secours, des ambulances et des infrastructures civiles constituaient des violations du droit international humanitaire et des crimes de guerre, appelant à l’ouverture de procédures juridiques appropriées au sein des institutions internationales.

Sur le plan économique, les marchés mondiaux de l’énergie demeurent influencés à la fois par les tensions militaires et les efforts diplomatiques. Si la poursuite des discussions entre l’Iran et les États-Unis a contribué à apaiser partiellement les inquiétudes des marchés et à entraîner une baisse relative des prix du pétrole, les risques géopolitiques ainsi que les perturbations du transport maritime continuent de peser sur les marchés du pétrole, du gaz naturel et du gaz naturel liquéfié (GNL). Les analyses de marché indiquent que la volatilité des prix de l’énergie devrait se poursuivre tant que la situation sécuritaire régionale et l’issue des négociations demeureront incertaines.

Dans le domaine diplomatique, les contacts et consultations entre l’Iran et plusieurs pays, notamment le Pakistan, Oman, la Nouvelle-Zélande, la France, la Malaisie et la République d’Azerbaïdjan, se sont poursuivis. Ces échanges ont principalement porté sur le soutien à la paix et à la stabilité régionale, la sécurité de la navigation maritime, le développement des relations bilatérales ainsi que les efforts visant à mettre un terme à l’agression menée par les États-Unis et le régime sioniste. Les responsables iraniens ont réaffirmé leur engagement en faveur de la diplomatie et leur soutien à toute initiative régionale ou internationale susceptible de contribuer à la réduction des tensions et au rétablissement de la stabilité.

 

1. Dernières déclarations des responsables iraniens

 

Message du Guide suprême de la Révolution islamique à l’occasion de l’anniversaire de l’ouverture de la première législature

·         Après la guerre imposée, les pressions économiques et le blocus médiatique et politique, le projet aveugle de l’ennemi consiste désormais à provoquer la division et la fragmentation sociale afin de compenser ses échecs sur le terrain militaire et de mettre la nation iranienne à genoux,

·         Il est nécessaire que tous ceux qui se dévouent pour l’islam, la Révolution, l’indépendance et la grandeur de l’Iran, redoublent les efforts pour préserver l’unité des rangs de la nation et veillent à ce que les divergences, qu’elles soient justifiées ou non, ne se transforment pas en conflits et en divisions,

·         Aujourd’hui, trois mois après le début de la troisième Défense sacrée, la profondeur de la foi, de l’espérance et de l’engagement du peuple iranien a été démontrée aussi bien à ses amis qu’à ses adversaires. L’élévation du niveau de conscience et de mobilisation du peuple iranien a révélé de manière remarquable l’essence même des vertus de la nation.

 

Seyed Abbas Araghchi ministre des Affaires étrangères

La solidarité et la coopération entre les pays de la région revêtent aujourd’hui une importance capitale.

Les dirigeants musulmans attachés à la paix se tiennent côte à côte afin de créer les conditions propices à son avènement. Cette dynamique intervient à un moment particulièrement sensible, et l’Histoire en conservera le témoignage.

 

Seyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères

Lors d’un entretien très constructif avec Son Excellence Badr Albusaidi, ministre des Affaires étrangères du Sultanat d’Oman, j’ai exprimé la solidarité de l’Iran avec Oman face à toute menace éventuelle.

Nous avons échangé au sujet du détroit d’Ormuz et de sa gestion future dans le respect des responsabilités souveraines et du droit international. Nous accueillons favorablement les consultations avec l’ensemble des pays voisins.

 

Porte-parole du ministère des Affaires étrangères

·         L’agression militaire menée par les États-Unis contre plusieurs zones de Bandar Abbas dans les premières heures de la matinée du jeudi 28 mai constitue un acte d’agression contre l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale de l’Iran, ainsi qu’une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies. Le Conseil de sécurité des Nations unies est tenu d’assumer sa responsabilité juridique en veillant à ce que les auteurs américains de cette agression répondent de leurs actes.

·         Les violations répétées du cessez-le-feu du 8 avril par les États-Unis, notamment les atteintes à la navigation commerciale dans le Golfe Persique et en haute mer, ainsi que les attaques aériennes menées ces derniers jours contre les régions méridionales de l’Iran, ne feront que renforcer la détermination de la République islamique d’Iran à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies.

·         L’intensification des attaques du régime occupant et l’extension des opérations militaires aux villes historiques de Tyr, Nabatiyeh et Saïda, combinées au silence et à l’inaction des institutions internationales, en particulier du Conseil de sécurité des Nations unies, encouragent davantage le régime sioniste à poursuivre ses agressions et à commettre de nouveaux crimes. L’administration américaine est considérée comme complice et partenaire de l’ensemble des crimes commis par le régime sioniste au Liban, en Palestine occupée et dans l’ensemble de la région.

·         La communauté internationale a la responsabilité de demander des comptes et de sanctionner les auteurs de ces crimes, compte tenu de l’assassinat de plus de 300 journalistes par le régime sioniste en Palestine et au Liban au cours des trois dernières années.

·         La patience et la résistance exemplaires du peuple libanais face à l’agression et à l’occupation du régime sioniste méritent le plus grand respect.

·         Tout en présentant ses condoléances aux familles des martyrs et au peuple libanais, je salue le courage et la résilience exceptionnels de ce peuple face à l’agression et à l’occupation. La République islamique d’Iran réaffirme sa solidarité avec le Liban dans sa défense de la souveraineté, de la dignité et de l’indépendance du pays face aux ambitions coloniales et expansionnistes du régime occupant sioniste.

·         Les menaces de sanctions contre le Sultanat d’Oman, fondées sur des prétextes infondés, constituent une démarche totalement illégale et contraire aux principes fondamentaux de la Charte des Nations unies ainsi qu’au droit international. La communauté internationale doit réagir de manière responsable afin d’empêcher la banalisation croissante des violations des normes juridiques internationales.

 

Vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales

La décision annoncée par l’Irlande d’adopter une législation interdisant l’importation de produits provenant des colonies illégales du régime sioniste constitue une initiative digne d’éloges, qui traduit concrètement le respect du droit international en actes plutôt qu’en simples déclarations.

Dans son avis consultatif de 2004, la Cour internationale de Justice a clairement affirmé que l’établissement de ces colonies constitue une violation du droit international. Conformément à cet avis, les États ont l’obligation de ne pas reconnaître une situation illégale et de ne pas contribuer à son maintien.

Par conséquent, l’achat et la vente de produits issus de ces colonies ne sauraient être considérés comme de simples transactions commerciales ordinaires ; ils constituent une forme de complicité économique contribuant à la pérennisation de l’occupation et à la légitimation d’une situation illégale.

Il appartient désormais aux autres États, en particulier à ceux qui se présentent comme les défenseurs du droit international en Occident, de mettre en œuvre les principes qu’ils proclament. Au lieu de céder aux pressions du régime sioniste israélien, de certains législateurs américains ou de groupes de pression économiques, ils devraient appliquer avec cohérence les règles et les normes qu’ils prétendent défendre.

 

2. Crise dans le détroit d’Ormuz et dans la région

 

Reuters

Un responsable américain a déclaré à l’agence Reuters que l’armée américaine avait mené, au cours d’une opération nocturne, de nouvelles frappes contre une installation militaire en Iran. Selon cette source, le site visé se situait à proximité de Bandar Abbas et était considéré par Washington comme une menace pour les forces américaines ainsi que pour la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

 

Service des relations publiques de la Marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique

Au cours des dernières vingt-quatre heures (mercredi), vingt-trois navires, comprenant des pétroliers, des porte-conteneurs et d’autres bâtiments commerciaux, ont traversé le détroit d’Ormuz après avoir obtenu les autorisations nécessaires, en coordination avec la Marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique et sous sa protection sécuritaire.

Le Golfe Persique est un espace maritime appartenant aux peuples musulmans de la région, et les agressions ainsi que les actes hostiles de l’armée américaine, qualifiée de terroriste, constituent aujourd’hui la principale source d’insécurité dans cette zone.

La surveillance et le contrôle intelligents du détroit d’Ormuz se poursuivent de manière permanente avec fermeté, autorité et efficacité.

 

Service des relations publiques du Corps des gardiens de la Révolution islamique

À la suite de l’attaque menée à l’aube de ce jeudi par l’armée américaine contre un point situé à proximité de l’aéroport de Bandar Abbas au moyen de projectiles aériens, la base aérienne américaine à l’origine de cette agression a été prise pour cible à 4 h 50.

Cette réponse constitue un avertissement sérieux adressé à l’ennemi : toute agression recevra une riposte. En cas de répétition de telles actions, la réponse sera plus ferme encore, et la responsabilité de toutes les conséquences incombera à l’agresseur.

 

3. Déclarations et actions contribuant à l’escalade des tensions

 

Donald Trump, président des États-Unis

« Si l’Iran se rend, reconnaît que sa marine a été détruite et repose au fond de la mer, que son armée de l’air n’existe plus, et si toutes ses forces militaires quittent Téhéran, déposent les armes et lèvent les mains en criant : “Je me rends, je me rends”, tout en agitant un drapeau blanc ; si tous les dirigeants restants signent les documents de capitulation nécessaires et reconnaissent leur défaite face à la puissance et à la force extraordinaires des États-Unis, alors le New York Times en faillite, le Wall Street Journal (WSJ), CNN, aujourd’hui discréditée, ainsi que les autres médias mensongers admettront que l’Iran a remporté une victoire magistrale et éclatante sur les États-Unis. C’est exactement ce qu’ils diront. Les démocrates et les médias ont complètement perdu leur chemin. Ils sont devenus totalement fous ! »

 

Donald Trump

« Nous ne sommes pas parvenus à un accord avec l’Iran et je ne suis pas satisfait de cette situation. L’Iran veut un accord et n’a pas d’autre choix.

Nous n’avons pas besoin du pétrole ; nous n’avons pas besoin des détroits ; nous n’avons besoin de rien.

Les détroits resteront ouverts à tous et ne seront sous le contrôle de personne. Nous en assurerons la supervision. Oman devra se comporter comme tout le monde, sinon nous le ferons exploser.

Nous avons changé le régime iranien. Il s’agit bien d’un changement de régime : un premier régime est tombé, puis un second. Nous avons désormais affaire aux restes d’un troisième régime. »

 

Secrétaire au Trésor des États-Unis

Le département du Trésor américain poursuit sa campagne de « pression économique maximale » contre le gouvernement iranien.

Selon ses déclarations, les forces iraniennes ne recevraient plus leurs salaires, la police ne se présenterait plus à son poste et l’île de Kharg serait à l’arrêt. Il a également affirmé que l’économie iranienne et sa monnaie nationale seraient en chute libre.

Il a qualifié l’Organisation des ports et de la navigation maritime du Golfe Persique (PGSA) de structure discréditée et a annoncé que le département du Trésor l’avait placée sous sanctions. Il a ajouté que les autorités américaines avaient averti toutes les entreprises et institutions publiques de s’abstenir de verser des redevances ou de les dissimuler sous couvert de contributions financières.

Selon lui, grâce à la mise en place d’un « mur d’acier », le blocus maritime américain a réduit les volumes de pétrole brut iranien transportés par voie maritime à leur niveau le plus bas de l’histoire. Il a également déclaré que les États-Unis entendaient empêcher les deux compagnies aériennes iraniennes d’accéder aux aéroports internationaux, aux services de ravitaillement en carburant et aux systèmes de vente de billets.

Il a conclu en affirmant qu’un résultat jugé satisfaisant dans les négociations constituait la seule voie permettant de mettre un terme à cette dynamique de déclin.

 

Jonathan Pollard, ancien espion condamné aux États-Unis pour espionnage au profit de Tel-Aviv

« Une tempête approche, une tempête dont le monde n’a encore jamais connu l’équivalent. Nous devons nous préparer à la prochaine guerre ; une guerre qui sera très probablement dirigée contre la Turquie et l’Égypte. »

 

4. Pertes et dommages causés par la guerre

 

Ministre de la Science, de la Recherche et de la Technologie

Les universités Sharif, Shahid Beheshti, Iran University of Science and Technology ainsi que l’Université industrielle d’Ispahan ont été directement touchées par les attaques de l’ennemi américano-sioniste.

De manière générale, plus de trente universités à travers le pays ont été visées, directement ou indirectement, au cours de ces attaques.

 

Président de la Société du Croissant-Rouge iranien, à Genève

·         De nombreuses actions menées par l’ennemi américano-sioniste lors de son agression contre l’Iran constituent des violations flagrantes du droit international humanitaire et relèvent clairement de crimes de guerre.

·         Au cours de ces attaques, l’ennemi n’a même pas épargné les infrastructures vitales de la population civile. Des dépôts de carburant, des aéroports, des avions de transport de passagers ainsi que des usines de production alimentaire ont notamment été pris pour cible.

·         Lors des opérations de secours, des hélicoptères du Croissant-Rouge, des ambulances et des véhicules de sauvetage ont été visés par des frappes aériennes. Plusieurs volontaires dévoués du Croissant-Rouge ont perdu la vie alors qu’ils accomplissaient leur mission de secours et de protection des populations.

·         Les institutions internationales ont la responsabilité d’assurer le suivi juridique de ces événements et de documenter les crimes commis à travers les mécanismes internationaux existants. Les organisations internationales doivent prendre des mesures fermes afin de condamner ces attaques et d’engager les procédures juridiques appropriées.

Le Croissant-Rouge iranien n’a jamais cessé de servir la population, même dans les circonstances les plus difficiles. Il est essentiel de documenter avec précision les crimes de guerre commis et de diffuser largement les preuves recueillies auprès des institutions internationales, des dirigeants des sociétés nationales de secours et de l’opinion publique mondiale, afin que la réalité de ce qu’ont vécu le peuple iranien et les secouristes iraniens soit inscrite dans la mémoire collective internationale sans déformation ni falsification.

 

5. Lutte contre la propagande, la guerre psychologique, la désinformation et les tentatives de manipulation de l’opinion publique

 

The Wall Street Journal

Dans le cadre d’une nouvelle initiative de l’administration Trump visant à réduire le soutien militaire accordé aux alliés de l’OTAN, le département américain de la Défense (Pentagone) envisage de diminuer de manière significative les forces destinées à être déployées en Europe en cas de crise.

L’année dernière, le Pentagone a retiré une brigade de l’armée américaine de Roumanie et, au début du mois en cours, il a également annulé le déploiement d’une brigade blindée en Pologne.

Depuis le début de son second mandat, Donald Trump a multiplié les critiques à l’encontre de l’Alliance atlantique, accusant plusieurs alliés européens de ne pas soutenir la campagne militaire américaine contre Téhéran. Il a notamment visé l’Allemagne, pays qui accueille le plus grand nombre de forces américaines en Europe.

Cette décision est intervenue en réaction aux critiques formulées par Friedrich Merz, chancelier allemand, qui avait estimé que Washington ne disposait pas d’une stratégie efficace dans sa guerre contre l’Iran.

 

Chris Murphy, sénateur démocrate américain

« Menacer de “faire exploser” Oman, un allié des États-Unis et un médiateur essentiel dans les négociations avec l’Iran, constitue un signe supplémentaire et particulièrement clair que cette guerre échappe désormais à tout contrôle. Ils sont dans un état permanent de panique et de confusion, multipliant les erreurs les unes après les autres. »

 

Wendy Sherman, ancienne négociatrice en chef des États-Unis pour l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA)

« Cette guerre n’a non seulement résolu aucun problème nucléaire, mais elle a également transformé le détroit d’Ormuz, qui était auparavant ouvert, en une nouvelle crise pour les États-Unis.

Avant que le président ne lance cette guerre choisie et mal conçue, le détroit d’Ormuz était ouvert et la liberté de navigation y était garantie. Aujourd’hui, il doit consacrer l’essentiel de son temps à trouver un moyen de rouvrir ce même détroit et de mettre fin au blocus qu’il a lui-même provoqué.

Même si cet objectif est atteint, il faudra encore au moins deux à trois mois avant que les prix de l’essence ne diminuent. Et cela alors même que les négociations nucléaires n’ont pas réellement commencé et qu’aucun mécanisme de vérification ou de suivi d’un éventuel accord — y compris concernant la fin du blocus du détroit d’Ormuz — n’existe à ce stade. »

 

Foreign Policy

L’Iran a mis en lumière, de la manière la plus frappante qui soit, les limites de la capacité de dissuasion des États-Unis lorsqu’il s’agit de protéger leurs partenaires dans le Golfe Persique.

Pour un pays soumis à des sanctions depuis plusieurs décennies et dont le budget de défense ne représente qu’une fraction des dépenses annuelles américaines dans la région, il ne s’agit pas d’un succès ordinaire. C’est la démonstration d’une résilience stratégique que les voisins de l’Iran ne sont pas près d’oublier.

 

Middle East Eye

En acceptant la demande de Benjamin Netanyahou d’attaquer l’Iran afin de porter le coup final censé provoquer l’effondrement de la République islamique, Donald Trump a réalisé ce qui était sans doute le plus grand objectif politique de toute la carrière de ce dernier.

Pourtant, aujourd’hui, personne ne semble avoir davantage perdu que Netanyahou. La survie de la République islamique a profondément modifié l’équilibre des forces au Moyen-Orient. L’Iran a même contribué à redessiner les rapports de force à l’échelle mondiale.

Par sa résistance et son refus de céder, l’Iran a adressé au monde un message puissant : avec une volonté ferme et une forte capacité de résilience, il est possible de résister à la domination exercée par les États-Unis et Israël et d’en sortir victorieux.

 

The New Yorker

Même dans un contexte où les États-Unis affirment être proches d’un accord mettant fin à la guerre, la capacité de l’Iran à fermer le détroit d’Ormuz a renforcé sa position.

Donald Trump s’est trouvé contraint de choisir entre une mauvaise option et une pire encore, et il semble désormais qu’un accord représente pour lui la meilleure issue disponible.

Il convient de rappeler qu’Israël et les États-Unis ont engagé cette guerre dans l’objectif de renverser le gouvernement iranien, mais qu’ils ont finalement contribué à le renforcer.

La réouverture du détroit d’Ormuz ne saurait être considérée comme un succès, puisque sa fermeture est elle-même une conséquence directe du conflit. Si Donald Trump souhaite parvenir à un accord, il devra également limiter la marge de manœuvre de Benjamin Netanyahou au Liban.

Cette guerre représente, selon cette analyse, un échec complet de la doctrine israélienne à l’égard de l’Iran. Le retrait des États-Unis du Plan d’action global commun (JCPOA) a constitué l’une des plus grandes erreurs stratégiques du XXIᵉ siècle. Cet accord présentait des avantages spécifiques pour Washington, tandis qu’aujourd’hui les États-Unis pourraient être amenés à accepter un accord nettement moins favorable que celui du JCPOA.

 

Agence de radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB)

La Suède demande à l’Iran de maintenir ouvert le détroit d’Ormuz conformément aux règles du droit international.

Cependant, en raison des sanctions américaines, une entreprise suédoise, Mölnlycke, a interrompu l’exportation vers l’Iran des pansements Mepilex destinés aux enfants atteints d’épidermolyse bulleuse (« enfants-papillons »), les laissant exposés à des souffrances extrêmes et à des décès qui auraient pu être évités.

Nous ne l’oublions pas.

 

NBC News

·         Si Donald Trump décidait de reprendre les opérations militaires contre l’Iran, la plupart des cibles potentielles restantes seraient soit dissimulées, soit mobiles et donc difficiles à atteindre.

·         Les informations recueillies durant la période de cessez-le-feu indiquent que l’Iran s’est adapté à la situation en transférant une partie de ses munitions dans des installations souterraines, en dispersant ses forces et en repositionnant ses capacités militaires.

 

The New Yorker

Donald Trump affirme qu’un accord mettant fin à la guerre avec l’Iran est proche. Pourtant, sur les questions essentielles, la situation semble être revenue à son point de départ, voire à un stade plus défavorable.

Le coût de cette guerre est estimé à au moins 28 milliards de dollars. À cela s’ajoutent le blocage paralysant du détroit d’Ormuz, les perturbations de l’approvisionnement énergétique mondial, une crise économique de grande ampleur et probablement des atteintes durables à la crédibilité des États-Unis. L’ironie de la situation réside dans le fait qu’après avoir engagé une guerre aussi coûteuse, le résultat pourrait se limiter à un document d’une seule page dépourvu de tout détail technique substantiel.

 

Foreign Affairs

Afin d’éviter de s’enliser dans un conflit prolongé et coûteux, les États-Unis ont finalement atteint une impasse stratégique.

Cette situation de blocage militaire exerce non seulement une pression considérable sur l’économie américaine, mais elle a également affaibli la capacité de Washington à faire face à l’Iran et placé l’avenir politique du Parti républicain devant des défis majeurs.

 

The Atlantic

Donald Trump n’est pas parvenu à concrétiser les promesses et les déclarations qu’il avait formulées concernant l’Iran et, au final, il semble surtout s’être trompé lui-même.

Selon cette analyse, il aurait engagé cette guerre pour des raisons davantage personnelles que stratégiques, et c’est aujourd’hui pour ces mêmes raisons qu’il se retrouve en difficulté. Trump est décrit comme un dirigeant particulièrement sûr de lui, qualifiant fréquemment ses prédécesseurs d’« idiots » tout en se présentant comme plus compétent qu’eux. Pourtant, de Jimmy Carter et Ronald Reagan jusqu’à Joe Biden, ses prédécesseurs ont, selon cette lecture, fait preuve de suffisamment de discernement pour éviter d’engager une guerre majeure contre l’Iran.

 

The Economist

La baisse de popularité de Donald Trump a atteint un nouveau record, faisant de lui le président américain le plus impopulaire dans l’histoire des enquêtes réalisées par The Economist.

Son taux net d’approbation est actuellement de –24 %, soit une baisse de 1,9 point par rapport à la semaine précédente. Selon les données publiées, 34 % des personnes interrogées approuvent son action, 58 % la désapprouvent et 6 % demeurent indécises.

Ces résultats font de Donald Trump, cette semaine, le président le plus impopulaire depuis le lancement de cette série de sondages en 2009. La guerre contre l’Iran aurait affecté son image politique, tandis que sa gestion de l’économie contribuerait fortement à cette dégradation. Les données de YouGov indiquent également que le mécontentement à son égard s’étend même à plusieurs États qui avaient voté pour lui lors de l’élection de 2024.

 

The Daily Telegraph

Selon le journal The Telegraph, l’Iran ne signerait un accord avec les États-Unis qu’à la condition que 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés soient débloqués.

Toujours selon cette source, Téhéran aurait demandé que la moitié de ce montant, soit 12 milliards de dollars, soit mise à sa disposition immédiatement après l’annonce d’un accord de principe.

 

6. Situation du marché de l’énergie et effets de la crise

 

Au cours des deux derniers jours, les marchés mondiaux de l’énergie ont été influencés par des évolutions politiques et sécuritaires contradictoires au Moyen-Orient.

D’une part, les informations faisant état de la poursuite des négociations entre l’Iran et les États-Unis ainsi que de la possibilité d’une réduction des tensions ont renforcé les anticipations d’un rétablissement progressif des flux commerciaux énergétiques dans la région. D’autre part, la survenue d’un affrontement militaire limité entre les deux parties a de nouveau mis en évidence les risques géopolitiques pesant sur les marchés.

Les États-Unis ont mené une frappe limitée contre une cible militaire située dans la région de Bandar Abbas, tandis que l’Iran a riposté en visant une base militaire américaine au Koweït. Malgré cet échange d’attaques, les acteurs du marché estiment que les deux parties continuent d’éviter une escalade vers un conflit de grande ampleur, ce qui a jusqu’à présent empêché l’apparition d’un choc majeur sur les prix de l’énergie.

Sur le marché pétrolier, les cours du Brent et du WTI poursuivent leur correction à la baisse par rapport à la semaine précédente. Les opérateurs considèrent que la perspective d’un assouplissement des restrictions pesant sur le transport maritime ainsi que le retour progressif d’une partie de l’offre régionale ont largement neutralisé les effets haussiers liés aux récentes tensions.

Toutefois, le niveau de volatilité demeure élevé et toute aggravation de la situation sécuritaire pourrait rapidement modifier la trajectoire des prix.

Le marché du gaz naturel et du gaz naturel liquéfié (GNL) continue également de subir les conséquences des perturbations provoquées par la crise dans le Golfe Persique. Bien que les perspectives se soient améliorées par rapport aux semaines précédentes, les contraintes logistiques et les coûts élevés de l’assurance maritime continuent de peser sur les échanges énergétiques régionaux.

Dans l’ensemble, les marchés de l’énergie évoluent actuellement entre deux dynamiques opposées : d’un côté, l’espoir d’une diminution des tensions ; de l’autre, la crainte d’une reprise des affrontements militaires.

Tant que la situation sécuritaire régionale et l’évolution des négociations politiques ne seront pas plus clairement définies, les marchés du pétrole et du gaz devraient rester marqués par une forte volatilité et une sensibilité accrue aux développements politiques et sécuritaires.

 

7. Solidarité des États et des peuples avec le peuple iranien

 

Mohamed ElBaradei, ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (en réaction aux déclarations d’un ancien Premier ministre britannique)

« Soutenir une guerre d’agression illégale simplement parce que les États-Unis constituent une “partie intégrante de votre sécurité” ?

Cela ressemble davantage à une relation de dépendance et de subordination qu’à un véritable partenariat. Cette situation rappelle également le souvenir tragique de la guerre en Irak. »

 

Zohran Mamdani, maire de New York

« Il y a trois mois, jour pour jour, une guerre a commencé sans que personne n’ait eu l’occasion de se prononcer à son sujet, et ce sont des populations qui n’avaient joué aucun rôle dans cette décision qui en ont payé le prix.

Des milliers de civils ont perdu la vie. Treize militaires américains ne retrouveront jamais leurs familles.

Aux États-Unis également, les citoyens ont été confrontés à la hausse des prix de l’essence et des produits alimentaires. Les budgets des ménages subissent les conséquences d’une guerre engagée sans même un vote du Congrès.

Chaque vie perdue à l’étranger et chaque dollar prélevé sur les familles de travailleurs à l’intérieur du pays font partie du coût inconsidéré imposé à la population par ceux qui, eux-mêmes, n’en supporteront jamais les conséquences.

Je me suis opposé à cette guerre dès le premier jour. Je m’y oppose toujours et cette guerre doit prendre fin. »

 

8. Efforts diplomatiques

 

Message de félicitations du Président de la République au Président de la République d’Azerbaïdjan

Dans un message adressé à M. Ilham Aliyev, le Président Massoud Pezeshkian a présenté ses félicitations à l’occasion de la fête nationale de l’Azerbaïdjan.

L’Iran et l’Azerbaïdjan, deux pays musulmans, partagent de nombreux liens historiques, civilisationnels, culturels, religieux et linguistiques. Ces affinités ont consolidé l’amitié entre les deux peuples. Nos liens indissociables constituent un précieux capital pour le développement des relations bilatérales. Depuis l’indépendance de la République d’Azerbaïdjan, la République islamique d’Iran a toujours soutenu le renforcement et l’élargissement des relations entre les deux pays. Nous nous réjouissons qu’aujourd’hui, conformément à la volonté et aux aspirations de nos deux peuples, les relations bilatérales connaissent une dynamique positive. J’espère que cette dynamique, qui couvre un large éventail de questions bilatérales, régionales et internationales, se poursuivra avec encore plus de vigueur et d’élan.

 

Déclaration du Président Massoud Pezeshkian

Lors de mes entretiens avec les Premiers ministres de la Malaisie et du Pakistan à l’occasion de l’Aïd al-Adha, j’ai réaffirmé l’attachement de l’Iran à la diplomatie. J’ai remercié la Malaisie pour ses positions empreintes d’humanité ainsi que le Pakistan pour ses initiatives et ses efforts efficaces en faveur d’un accord. La politique de l’Iran consiste à développer la coopération avec les pays musulmans et voisins dans tous les domaines.

 

Message de M. Mohammad Bagher Ghalibaf, Président du Parlement iranien, à l’occasion de l’Aïd al-Adha adressé aux présidents des parlements des pays islamiques

À l’occasion de cette grande fête de l’islam, le monde musulman et le peuple iranien traversent une période marquée par l’agression criminelle des États-Unis et du régime sioniste à leur encontre.

Au cours de cette agression, un grand nombre de nos compatriotes, parmi lesquels des enfants scolarisés, ont perdu la vie. En particulier, le Guide de la Révolution islamique, Son Éminence l’Ayatollah al-Ozma Imam Khamenei, est tombé en martyr.

Ce martyr éminent, qui était un défenseur de l’unité du monde musulman et de la cause du peuple palestinien opprimé, recommandait constamment au peuple iranien, conformément aux principes religieux, l’amitié avec les pays voisins, la fraternité avec les musulmans et les défenseurs de la liberté, ainsi que la persévérance dans la lutte contre l’oppression et l’arrogance. C’est dans cet esprit que le peuple iranien, au cours de quarante jours d’affrontements militaires directs avec les agresseurs, leur a infligé une lourde défaite sous les yeux du monde entier.

La victoire stratégique de la République islamique d’Iran dans cette guerre a adressé un message clair aux musulmans du monde : l’unité et la solidarité face aux ennemis de l’islam, en particulier le régime sioniste et ses soutiens, constituent la voie du succès. À cet égard, je tiens à souligner que le renforcement de la coopération entre les pays islamiques, sans ingérence extérieure, peut jouer un rôle déterminant dans la résolution des crises régionales.

Je suis convaincu que grâce à la volonté, à l’unité et à la cohésion des pays islamiques, nous assisterons au progrès et à l’essor de la grande communauté musulmane ainsi qu’à l’établissement de la paix et de la sécurité au sein du monde islamique.

 

Entretien téléphonique entre le Président de la République et le Premier ministre du Pakistan

Le Président de la République islamique d’Iran, Dr Massoud Pezeshkian, et le Premier ministre pakistanais, M. Shehbaz Sharif, ont eu un entretien téléphonique au cours duquel ils ont examiné les derniers développements régionaux ainsi que les processus diplomatiques en cours.

Les deux dirigeants ont souligné la nécessité de renforcer la coopération bilatérale, en particulier dans les domaines économique, commercial et douanier, ainsi que de poursuivre les consultations conjointes en faveur de la paix et de la stabilité régionales.

 

Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la Nouvelle-Zélande

M. Winston Peters et M. Seyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran, ont échangé sur les relations bilatérales ainsi que sur les évolutions régionales et internationales.

Évoquant les conséquences de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran, le ministre iranien des Affaires étrangères a insisté sur l’importance de la sécurité de la navigation maritime dans la région et au-delà. Il a affirmé que la responsabilité de la situation actuelle dans le détroit d’Ormuz incombe directement et exclusivement aux agresseurs, ajoutant que la communauté internationale devait demander des comptes à ces deux acteurs pour leurs violations flagrantes de la Charte des Nations unies et leur agression militaire contre un État souverain membre de l’Organisation des Nations unies.

Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères a, pour sa part, exprimé son soutien aux efforts diplomatiques, notamment au processus de négociation mené à Islamabad, et a fait part de son espoir de voir la situation sécuritaire et la navigation maritime dans la région retrouver rapidement leur stabilité.

 

Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la France

M. Seyed Abbas Araghchi et M. Jean-Noël Barrot ont procédé à un échange de vues sur les relations bilatérales, les derniers développements régionaux ainsi que les initiatives diplomatiques en cours visant à mettre un terme définitif à la guerre imposée menée par les États-Unis et le régime sioniste contre l’Iran.

 

 

Service de la diplomatie publique
Ambassade de la République islamique d’Iran en France

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