21 June 2026
2026/06/16 - 11:17

Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 68

.

PDF Version

Au 109e jour du début de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre la République islamique d’Iran, le Département de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à la connaissance des médias et de l’opinion publique les éléments suivants :

 

 Aperçu général des événements des derniers jours

 

Les développements des dernières quarante-huit heures montrent que le dossier de la confrontation entre l’Iran et les États-Unis est entré dans une nouvelle phase. Pour la première fois depuis plusieurs mois de conflit et de tensions, les deux parties sont sur le point de signer un mémorandum d’entente visant à mettre fin à la guerre et à engager un processus politique.

L’évolution la plus importante a été l’annonce de la finalisation du texte du mémorandum dit « d’Islamabad » et sa confirmation par les autorités pakistanaises, américaines et iraniennes. Cet accord est centré sur la cessation immédiate des hostilités, la levée du blocus maritime de la région imposé par les États-Unis et l’ouverture d’une nouvelle phase de négociations.

À Téhéran, les plus hautes autorités du pays ont souligné que ces négociations sont le résultat de la résistance militaire, de la cohésion sociale et de la résilience du peuple iranien. Elles ont affirmé que l’Iran est sorti de ce conflit avec des acquis stratégiques significatifs. Il a également été précisé que la question nucléaire serait abordée dans une deuxième phase des négociations en vue d’un accord définitif, après la mise en œuvre par la partie américaine de ses engagements conformément au mémorandum d’entente.

 

À Washington, Donald Trump a présenté l’accord à venir comme un succès politique et diplomatique majeur. Dans plusieurs déclarations distinctes, il a évoqué la réouverture du détroit d’Ormuz, la fin des tensions et l’ouverture d’une nouvelle étape dans les relations entre l’Iran et les États-Unis.

L’un des sujets les plus importants de ces deux derniers jours a été le rôle du détroit d’Ormuz dans les nouvelles équations régionales. Les responsables iraniens comme américains ont directement fait référence à la réouverture des voies maritimes. Dans le même temps, Téhéran a souligné que la gestion future du détroit d’Ormuz se distinguerait de celle du passé.

Sur le plan régional, le Liban demeure l’un des points les plus sensibles de l’accord. Alors que l’agression israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth a suscité des inquiétudes quant à l’avenir des négociations, la réaction ferme de Donald Trump à l’égard du gouvernement de Benyamin Netanyahou et sa demande explicite d’arrêt des attaques contre le Liban ont été perçues comme le signe d’une divergence d’approche entre Washington et Tel-Aviv à ce stade. De nombreux analystes considèrent cette divergence comme l’un des développements politiques les plus marquants de ces derniers jours.

 

Au niveau international, un large mouvement de soutien à l’entente préliminaire entre l’Iran et les États-Unis s’est manifesté. Plusieurs pays européens, ainsi que la Turquie, le Japon, le Bangladesh, la Colombie et l’Union européenne, ont salué cet accord, le considérant comme une opportunité de réduire les tensions régionales et de renforcer la stabilité de l’économie mondiale. Une grande partie de ces soutiens met l’accent sur la nécessité de rouvrir pleinement le détroit d’Ormuz et de garantir la liberté de navigation internationale.

Les marchés mondiaux de l’énergie ont également réagi positivement à ces évolutions. La diminution des inquiétudes liées à une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz, la perspective de la reprise des exportations des pays arabes du Golfe persique ainsi que l’augmentation potentielle des exportations pétrolières iraniennes ont contribué à réduire le risque géopolitique sur les marchés du pétrole et du gaz. Les acteurs du marché estiment que la mise en œuvre de l’accord permettra de réduire les coûts de transport, les primes d’assurance maritime et les risques pesant sur l’approvisionnement énergétique, favorisant ainsi une plus grande stabilité des marchés mondiaux.

 

Malgré le climat positif qui s’est instauré, le principal défi demeure la mise en œuvre effective de l’accord et le franchissement de l’étape cruciale de sa signature officielle ainsi que l’ouverture des négociations finales. Les responsables iraniens ont averti que certains acteurs régionaux et internationaux opposés à ce processus tenteraient d’en empêcher la concrétisation.

Par ailleurs, plusieurs analystes occidentaux estiment qu’il est encore prématuré de juger du succès ou de l’échec de cet accord. Dans l’ensemble, les deux derniers jours témoignent avant tout du transfert de la crise du terrain militaire vers celui de la diplomatie et de l’émergence d’une opportunité sans précédent de redéfinir les équilibres sécuritaires et politiques du Moyen-Orient.

 

1. Finalisation du mémorandum d’entente relatif aux négociations pour mettre fin à la troisième guerre imposée

 

Communiqué du Secrétariat du Conseil suprême de la sécurité nationale

La République islamique d’Iran, sous la conduite de son Guide martyr, a parachevé sa supériorité face à l’ennemi américano-sioniste. Sous les orientations du Guide suprême de la Révolution (que Dieu le protège), grâce au soutien de l’ensemble du peuple iranien et aux efforts dévoués des combattants de l’islam, et à l’issue de plusieurs mois de négociations difficiles et intensives menées conformément à une décision du Conseil suprême de la sécurité nationale, le texte du mémorandum d’entente relatif aux négociations de fin de guerre (« négociations d’Islamabad ») entre l’Iran et les États-Unis a été finalisé dans la soirée du 14 juin.

Conformément aux accords conclus, la guerre et les opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, prendront fin immédiatement et de manière permanente à compter de ce soir. En outre, le blocus maritime imposé à l’Iran sera levé immédiatement et intégralement.

La signature officielle de ce mémorandum d’entente aura lieu le vendredi 19 juin. Les négociations en vue d’un accord définitif seront engagées après la mise en œuvre, par la partie adverse, des engagements prévus dans le mémorandum d’entente.

La République islamique d’Iran exprime sa gratitude à la République islamique du Pakistan ainsi qu’à l’État du Qatar pour leurs efforts.

  

Président des États-Unis

Ce grand accord apportera la paix et la sécurité à l’ensemble de la région. De nombreux présidents ont tenté de conclure la paix avec l’Iran, mais tous ont échoué avant moi. Pour la première fois, les dirigeants de la région ont trouvé un président capable de les aider à parvenir à une paix véritable.

Avec l’ouverture du détroit (d’Ormuz), simultanément à la signature de l’accord vendredi, afin de permettre les opérations de déminage, le pétrole circulera de nouveau dans les deux sens au bénéfice de la région et du monde entier.

 

Shehbaz Sharif, Premier ministre du Pakistan

À l’issue de négociations intensives, nous avons le plaisir d’annoncer qu’un accord de paix a été conclu entre les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran. Les deux parties ont annoncé la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban.

La cérémonie officielle de signature de cet accord se tiendra le vendredi 19 juin en Suisse.

Nous souhaitons remercier les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran pour leur engagement en faveur d’une solution diplomatique à ce conflit. Nous exprimons également notre sincère gratitude à nos frères engagés dans cet effort de médiation, en particulier à l’éminente direction de l’État du Qatar, pour son soutien dans la conclusion de cet accord.

Je tiens également à remercier tout particulièrement la direction clairvoyante du Royaume d’Arabie saoudite et de la République de Turquie pour leur rôle et leur importante contribution à cet égard.

À présent que l’accord a été conclu, les médiateurs faciliteront une série de réunions au cours de cette semaine. Ces discussions préparatoires, menées avant la mise en œuvre de l’accord, jetteront les bases des négociations techniques ainsi que de la cérémonie officielle de signature.

 

 2. Dernières déclarations des responsables iraniens

 

Massoud Pezeshkian, président de la République islamique d’Iran

La guerre imposée de douze jours a une nouvelle fois démontré que, au-delà de toute préférence politique ou divergence de vue, lorsqu’il s’agit de notre chère patrie, l’Iran, nous formons une seule nation, un seul poing uni et un seul cœur battant.

 

Massoud Pezeshkian (à l’occasion du premier anniversaire de la guerre imposée de 12 jours)

L’ennemi pensait qu’en ciblant les hauts commandants militaires, les éminents scientifiques du programme nucléaire ainsi que les infrastructures et les zones résidentielles du pays, il pourrait affaiblir la volonté du peuple iranien. Cependant, la résistance de la population, la direction du Guide de la Révolution et la préparation des forces armées ont empêché la réalisation de ces objectifs.

La guerre de douze jours est devenue le symbole de l’unité nationale. Le peuple iranien, quelles que soient ses sensibilités ou ses opinions, a agi de manière unie dans la défense du pays.

 

Massoud Pezeshkian

·         Je regrette que les pays voisins aient été exposés aux conséquences des actions militaires. Il convient toutefois de préciser que nos opérations visaient les bases américaines situées sur le territoire de ces pays.

·         Une part importante des efforts diplomatiques déployés par le pays au cours des dernières semaines a produit des résultats positifs, et nombre de différends et de malentendus avec les pays de la région du Golfe persique sont désormais en voie de règlement.

·         La défense des intérêts nationaux et la préservation de la puissance du pays dans le cadre des négociations ne constituent pas une approche propre au seul gouvernement ; l’ensemble des institutions de l’État partagent à cet égard une vision et des objectifs communs.

·         Négocier ne signifie pas renoncer à nos principes. La République islamique d’Iran ne se soumettra à aucune forme d’intimidation ni à aucune pression illégale. Les négociations ne sont qu’un des instruments permettant de garantir les intérêts nationaux. Parallèlement, le gouvernement poursuit différentes voies afin de renforcer l’économie nationale et d’améliorer la position du pays sur la scène internationale.

·         À ce stade, le Guide suprême de la Révolution a conçu des initiatives et des mécanismes destinés à permettre que le processus décisionnel, malgré les contraintes sécuritaires existantes, soit conduit avec davantage de rapidité et d’efficacité.

 

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement

L’agression sioniste contre la banlieue sud de Beyrouth a une nouvelle fois démontré que les États-Unis soit ne disposent pas de la volonté nécessaire pour mettre en œuvre leurs engagements, soit n’en ont pas la capacité. On ne peut obtenir de concessions en donnant un feu vert au régime israélien. La vieille stratégie du « bon policier, mauvais policier » ne fonctionne plus. Si vous n’avez ni la volonté ni la capacité de respecter vos engagements, il est impossible de parler de la poursuite du processus.

 

Mohammad Bagher Ghalibaf

Une année s’est écoulée depuis le début de la première vague des attaques criminelles menées par le régime israélien et les États-Unis contre notre patrie éternelle, l’Iran. Ils ont tué des enfants innocents et ne se sont abstenus d’aucun acte de barbarie ni d’aucune cruauté.

À l’exemple des héros martyrs et des victimes innocentes de la guerre de douze jours, nous demeurerons debout jusqu’au sacrifice suprême pour la grandeur et la victoire finale de notre chère patrie, l’Iran.

 

Seyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères

Le mémorandum d’Islamabad n’a jamais été aussi proche de sa finalisation. Jusqu’à son achèvement définitif, les médias doivent s’abstenir de toute spéculation concernant son contenu.

Conformément à notre approche responsable et transparente, tous les détails seront communiqués au public en temps voulu.

 

Seyed Abbas Araghchi

·         Ce qui a révélé au monde la véritable puissance de l’Iran n’est pas seulement sa capacité militaire, mais aussi la cohésion nationale, la résilience du peuple et la participation consciente des citoyens ; un capital qui constitue aujourd’hui le principal fondement de la puissance de l’Iran sur le terrain diplomatique.

·         Pendant des années, certains ont tenté de présenter à l’opinion publique internationale l’image d’un Iran faible, isolé et vulnérable, incapable de résister aux pressions, aux sanctions et aux difficultés économiques. Les événements récents ont totalement détruit cette représentation et mis en lumière la réalité de la puissance de la République islamique d’Iran.

·         Aujourd’hui, de nombreux responsables et observateurs politiques, dans la région comme dans le monde, reconnaissent que l’Iran est sorti de cette guerre plus fort et plus uni. Cette évolution du regard porté sur l’Iran ne découle pas uniquement de ses capacités de défense, mais trouve son origine dans la résistance, la solidarité et la détermination du peuple iranien, qui a constitué le principal soutien du pays dans les moments difficiles.

·         L’ennemi cherchait à imposer sa volonté et à contraindre l’Iran à la capitulation. L’objectif principal des concepteurs de cette guerre était de briser la volonté du peuple iranien et de déstabiliser les structures du pays. Cet objectif a échoué grâce à la présence active de la population et à la démonstration exceptionnelle d’unité nationale.

·         L’expérience de la guerre récente a démontré que la sécurité régionale ne peut être construite en excluant ou en ignorant l’Iran. Les pays de la région prennent progressivement conscience que la sécurité durable, le développement économique et la stabilité régionale ne peuvent être assurés que par la coopération, le dialogue et la prise en compte des intérêts communs de tous les États de la région, y compris la République islamique d’Iran.

·         La nouvelle architecture de sécurité régionale nécessite la participation de l’ensemble des pays de la région et une approche fondée sur la coopération collective. La République islamique d’Iran a toujours défendu cette vision.

 

Kazem Gharibabadi, vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales

Il y a un an, lors d’une attaque par laquelle l’ennemi américano-sioniste pensait pouvoir briser la volonté d’une nation, des commandants militaires, des scientifiques et des civils innocents ont été martyrisés. Parmi eux figuraient les martyrs Salami, Bagheri, Rashid, Shadmani, Hajizadeh, Mohrabi, Rabbani et Kazemi, ainsi que les scientifiques qui avaient consacré leur vie au progrès de l’Iran : les martyrs Tehranchi, Abbassi, Zolfaghari, Minouchehr, Faqhi, Askari et Borji.

Le régime sioniste, qui a besoin d’assassiner les commandants et les scientifiques d’un État souverain pour assurer sa survie, recherche sa puissance non pas sur le terrain, mais dans l’insécurité, l’agression et le crime. Leur martyre constitue le témoignage de la souffrance et de la légitimité d’un peuple qui n’a jamais courbé l’échine face à la force, au terrorisme et à l’imposition.

Une année s’est écoulée ; l’Iran n’a ni été vaincu, ni reculé, ni vu sa volonté s’affaiblir. Au contraire, il a consolidé sa capacité de défense face à l’ennemi, reconstruit l’Axe de la Résistance et renforcé son rôle de porte-drapeau de la dignité nationale. L’Iran d’aujourd’hui est plus résolu, plus conscient et plus uni que jamais. Les noms de tous les martyrs – de l’Imam martyr aux commandants militaires, en passant par les élèves, les citoyens ordinaires et les élites – ne constituent pas seulement le souvenir d’une douleur, mais également un engagement pour la puissance, l’indépendance et l’avenir de l’Iran.

 

Ali Abdollahi, Commandant du Quartier général central Khatam al-Anbiya

Au peuple héroïque d’Iran,

Votre résistance et votre renaissance ont ouvert un nouveau chapitre dans les évolutions internationales et ont consacré la République islamique d’Iran comme une « puissance mondiale influente ».

Vos fils au sein des forces armées, en particulier les commandants martyrs, authentiques disciples de l’école de l’Imam Khomeiny (que son âme repose en paix) et de l’Imam martyr Khamenei, ont toujours considéré, depuis les premiers jours du Mouvement islamique, que l’opposition à l’arrogance mondiale et au sionisme constituait et constitue encore une composante indissociable de l’essence même de la Révolution islamique.

Les événements de l’année écoulée, depuis la guerre de douze jours jusqu’à la « guerre du Ramadan », malgré les lourdes pertes subies et la douleur immense causée par le martyre de l’Imam martyr, des commandants et des civils innocents, ont créé une occasion historique de régler définitivement nos comptes avec les criminels. Soutenues par le peuple et avec l’aide divine, les forces armées leur ont infligé ce qu’ils méritaient.

Nos capacités militaires, défensives ainsi que notre puissance balistique, navale, aérienne sans pilote et de défense antiaérienne ont été renforcées plus encore qu’auparavant. Sous les ordres du Commandant suprême des forces armées, Son Éminence l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Hosseini Khamenei (que Dieu prolonge sa protection), elles ont atteint un niveau supérieur de préparation.

Les fils de la nation au sein des forces armées demeurent « le doigt sur la détente », prêts à frapper le cœur de l’ennemi.

L’objectif sacré de la libération de Jérusalem et la vengeance du sang de l’Imam martyr ne seront jamais oubliés. Nous attendons la moindre erreur de l’ennemi agresseur afin de lui infliger une leçon définitive et mémorable qui mettra un terme à ses agissements.

 

3. Lutte contre la propagande, la guerre psychologique, la désinformation et les tentatives de manipulation de l’opinion publique

  

Mary Trump, nièce de Donald Trump, écrivaine et psychologue

Trump souffre manifestement d’un déclin cognitif. Selon elle, le président présente, à l’issue de ses évaluations cognitives annuelles, des signes « graves et évidents de détérioration cognitive ». Elle affirme également qu’il souffre d’une « incapacité à maîtriser le récit » et qu’il est en train de perdre progressivement le contrôle de son propre corps.

 

Theodore Postol, ancien conseiller du chef des opérations navales américaines au Pentagone

L’Iran dispose d’une génération complète de missiles balistiques impossibles à intercepter. Ils ne peuvent en aucun cas être neutralisés. Ces missiles emportent des ogives plus lourdes et plus destructrices. L’Iran en possède un grand nombre, capables d’être lancés avec une très grande précision contre leurs cibles, ce qui leur confère également une importante capacité de concentration des frappes.

 

Barack Obama, ancien président des États-Unis

Trump a perdu la guerre contre l’Iran. L’intimidation et les bombardements ne nous ont menés nulle part et, dans le meilleur des cas, nous revenons à l’accord précédent.

 

 Dan Shapiro, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël

Cette guerre a été une erreur et elle doit prendre fin. Le président pensait que le régime iranien s’effondrerait rapidement, mais cela ne s’est pas produit. Au contraire, l’Iran s’est renforcé sur le plan stratégique en survivant à une offensive majeure menée par les États-Unis et Israël, tout en étant capable de mener plusieurs contre-attaques efficaces. De nombreux pays de la région cherchent désormais à se rapprocher de l’Iran, à réduire les tensions et à rétablir leurs relations avec lui. Cela montre clairement dans quelle direction évolue la situation.

Le résultat le plus important de ce mémorandum d’entente est la réouverture du détroit d’Ormuz. Certes, le détroit était déjà ouvert avant la guerre. Toutefois, nous payons aujourd’hui le prix de sa réouverture à travers un allègement des sanctions. L’Iran a transformé un levier de pression théorique en un instrument de puissance concret et redoutablement efficace ; un instrument qui a imposé des coûts à l’économie mondiale et suscité l’inquiétude du président Trump.

 

Mark Warner, sénateur américain

L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour les États-Unis. Bien que Pete Hegseth ait affirmé que nous avions détruit toutes leurs capacités, l’Iran dispose encore de milliers de missiles et de drones. Par ailleurs, l’idée selon laquelle le détroit d’Ormuz s’ouvrirait soudainement comme par magie n’est pas réaliste.

 

4. Couverture médiatique et analyses des centres de recherche concernant les développements en cours

 

Foreign Policy

Le Département d’État américain examine actuellement le cas de l’un des opposants les plus virulents à la guerre contre l’Iran. Celui-ci serait exposé à un risque d’expulsion du territoire américain.

L’administration Trump a ouvert une enquête visant à révoquer le droit de résidence de Trita Parsi, l’un des critiques les plus connus de la guerre contre l’Iran. Selon les informations publiées, les activités de M. Parsi dépasseraient le simple cadre de l’expertise académique et pourraient avoir une influence sur la politique étrangère des États-Unis.

Âgé de 51 ans et résident aux États-Unis depuis vingt-cinq ans, Trita Parsi est accusé d’avoir, consciemment ou non, contribué à renforcer à Washington les narratifs de la République islamique d’Iran.

 

Axios

Trump aurait crié sur Netanyahou lors d’un entretien téléphonique au sujet du Liban : « Tu es devenu fou »

Le président américain Donald Trump a vivement critiqué le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lors d’un entretien téléphonique marqué par des échanges particulièrement tendus et un langage virulent, en raison de l’escalade des tensions au Liban.

Selon deux responsables américains ainsi qu’une autre source informée du contenu de l’appel, interrogés par Axios, Trump aurait qualifié Netanyahou de « fou » et l’aurait accusé d’ingratitude.

Toujours selon ces sources, Trump serait également intervenu pour empêcher la mise en œuvre d’un projet israélien de nouvelle opération militaire.

 

Fox News

J’ai demandé à l’Iran de ne pas répondre par une attaque de missiles à la frappe israélienne contre Beyrouth.

J’ai dit à Netanyahou de ne lancer aucune nouvelle attaque contre le Liban, car une telle action mettrait en péril l’accord avec l’Iran.

La signature de l’accord avec l’Iran devrait intervenir dans les deux ou trois prochaines heures.

5. Réactions à l’accord préliminaire

 

France, Royaume-Uni, Allemagne et Italie

Nous saluons chaleureusement l’annonce du mémorandum d’entente conclu entre les États-Unis et l’Iran. Nous félicitons les États-Unis, le gouvernement iranien ainsi que l’ensemble des parties impliquées, notamment le Pakistan, le Qatar et les autres médiateurs, pour cette réussite diplomatique.

Ce moment constitue une opportunité de rétablir la stabilité régionale et de consolider l’économie mondiale. La réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, avec une liberté de navigation totale, inconditionnelle et sans restriction, est essentielle.

 

Antonio Costa, président du Conseil européen

L’Union européenne est prête à contribuer à la mise en œuvre d’une stratégie globale en faveur d’une paix durable au Moyen-Orient.

 

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne

L’accord entre l’Iran et les États-Unis constitue « une bonne nouvelle », notamment parce qu’il pourrait conduire à la réouverture du détroit d’Ormuz.

 

 6. Situation du marché de l’énergie et conséquences de la crise régionale

 

Les marchés mondiaux de l’énergie ont connu, au cours des deux derniers jours, l’un des changements d’anticipations les plus importants de ces derniers mois à la suite de l’annonce de l’accord politique entre l’Iran et les États-Unis en vue de la signature d’un traité de paix. Les acteurs du secteur énergétique, qui craignaient auparavant une extension du conflit dans le Golfe persique ainsi qu’une perturbation des exportations de pétrole et de gaz, ont désormais retiré une partie de la prime de risque géopolitique intégrée aux prix. Cette évolution a renforcé l’optimisme quant à la stabilité de l’approvisionnement énergétique à court terme.

Sur le marché du pétrole brut, les prix ont subi une pression à la baisse après l’annonce de l’accord. Les investisseurs considèrent désormais comme moins probables les scénarios de crise, notamment la fermeture du détroit d’Ormuz, des attaques contre les infrastructures énergétiques régionales ou encore des perturbations des exportations pétrolières des pays riverains du Golfe persique. La diminution de la demande pour les valeurs refuges et la réduction des risques régionaux ont également contribué à la modération des prix.

L’un des principaux facteurs ayant influencé le marché ces deux derniers jours a été la perspective d’une réouverture complète et sécurisée du détroit d’Ormuz. Cette voie maritime stratégique, par laquelle transite une part considérable des exportations mondiales de pétrole et de gaz, était devenue au cours des dernières semaines la principale source d’inquiétude pour les acteurs du marché. Avec le lancement attendu des opérations de déminage et le retour progressif à une circulation maritime normale, les coûts de transport et les primes d’assurance des pétroliers devraient diminuer progressivement.

Le marché du gaz naturel a également réagi favorablement à ces évolutions. La réduction du risque de perturbation des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis les pays du Golfe persique, en particulier le Qatar, a renforcé les perspectives d’approvisionnement des marchés asiatiques et européens. Les entreprises commerciales et les grands consommateurs d’énergie planifient désormais leurs approvisionnements à long terme avec davantage de confiance.

Du côté de l’offre, l’attention du marché se porte désormais sur la possibilité d’une augmentation des exportations pétrolières iraniennes. Si l’accord politique conduit à un assouplissement des sanctions ou à la mise en place de nouveaux mécanismes de commercialisation du pétrole iranien, la capacité d’approvisionnement mondiale pourrait augmenter au cours des prochains mois. Cette perspective amène certains analystes à évoquer l’éventualité d’un excédent d’offre durant le second semestre de l’année.

La réaction des marchés financiers a également été notable. Les actions des compagnies aériennes, des entreprises de transport et des industries à forte consommation énergétique ont progressé sur de nombreuses places boursières mondiales, les investisseurs estimant qu’une baisse des coûts de l’énergie pourrait améliorer leurs marges bénéficiaires. À l’inverse, certaines sociétés spécialisées dans les services de sécurité et l’assurance maritime anticipent une diminution de la demande pour les prestations liées aux environnements à haut risque.

Au niveau des politiques énergétiques, les membres de l’OPEP et de l’OPEP+ suivent attentivement les développements récents. Une augmentation potentielle des exportations iraniennes pourrait modifier l’équilibre de l’offre mondiale et conduire certains producteurs à réviser leurs stratégies de production. La question iranienne devrait ainsi figurer parmi les principaux sujets des prochaines consultations au sein de ces organisations.

Malgré le climat positif qui prévaut actuellement sur les marchés, de nombreux acteurs du secteur énergétique demeurent prudents. L’expérience des accords passés montre que le délai entre l’annonce d’un accord politique et sa mise en œuvre effective peut être long et complexe. Les marchés mondiaux de l’énergie, tout en accueillant favorablement la baisse des tensions, continuent donc de suivre avec attention la signature officielle de l’accord, la mise en œuvre des engagements des parties ainsi que l’évolution concrète des exportations énergétiques dans la région.

 

7. Efforts diplomatiques

 

Entretiens téléphoniques du ministre iranien des Affaires étrangères avec ses homologues de Turquie, d’Irak et d’Égypte

Seyed Abbas Araghchi s’est entretenu séparément par téléphone avec Hakan Fidan, Fouad Hussein et Badr Abdelatty au sujet du processus et du contenu du mémorandum d’Islamabad.

Au cours de ces échanges, M. Araghchi a souligné la responsabilité des États-Unis dans la mise en œuvre de l’accord et insisté sur la nécessité de mettre un terme complet aux agressions et aux attaques déstabilisatrices du régime sioniste contre le Liban.

Il a également exprimé sa reconnaissance pour les positions adoptées ainsi que pour le rôle joué par la Turquie, l’Irak et l’Égypte dans le soutien au cessez-le-feu, la réduction des tensions et les efforts diplomatiques visant à promouvoir la stabilité et la sécurité régionales.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Iran, de la Turquie, de l’Irak et de l’Égypte ont également souligné l’importance de poursuivre les consultations et la coopération étroite concernant les évolutions régionales, ainsi que de renforcer les efforts diplomatiques destinés à préserver la paix et la stabilité.

 

Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran et de l’Arabie saoudite

Seyed Abbas Araghchi et le prince Faisal bin Farhan se sont entretenus par téléphone.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a informé son homologue saoudien du contenu et des derniers développements relatifs au mémorandum d’Islamabad. Il a rappelé la responsabilité des États-Unis quant à la bonne mise en œuvre des dispositions de cet accord et a insisté sur la nécessité de mettre un terme définitif aux agressions du régime sioniste contre le Liban.

M. Araghchi a également salué le rôle joué par l’Arabie saoudite dans le processus diplomatique en cours visant à mettre fin à la guerre imposée par les États-Unis et le régime sioniste contre l’Iran, ainsi qu’à renforcer la stabilité et la sécurité régionales. Il a souligné l’importance de poursuivre cette dynamique.

Les deux parties ont également insisté sur la nécessité de maintenir des consultations étroites et une coopération diplomatique active entre Téhéran et Riyad concernant les développements régionaux et les efforts visant à instaurer la paix dans la région.

 

Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran et du Japon

Seyed Abbas Araghchi et Toshimitsu Motegi ont eu un entretien téléphonique consacré au contenu et aux derniers développements relatifs au mémorandum d’Islamabad.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a présenté à son homologue japonais les principales dispositions de cet accord et a exprimé l’espoir que sa mise en œuvre ouvre une nouvelle phase de coopération économique et d’investissements entre les deux pays.

Le ministre japonais des Affaires étrangères a salué le mémorandum d’Islamabad, le qualifiant d’étape importante dans la résolution des crises régionales, tout en soulignant la nécessité de veiller à l’application rigoureuse de ses dispositions.

Les deux parties ont également insisté sur l’importance de poursuivre les contacts et les consultations étroites concernant les futures coopérations liées au détroit d’Ormuz.

 

Service de la diplomatie publique
Ambassade de la République islamique d’Iran en France

 

Attachments

متن دیدگاه
نظرات کاربران
تاکنون نظری ثبت نشده است